Pourquoi choisir l’hippothérapie ?
L’hippothérapeute favorise le contexte dans lequel une personne va pouvoir se mettre à l’écoute de ses propres réactions, sensations et émotions. Son rôle est aussi de souligner les réactions des chevaux aux émotions des patients.
« Le cheval ainsi que le thérapeute ne sont là à aucun moment pour émettre un jugement ou un avis. Ils retranscrivent l’un et l’autre uniquement les émotions qui se dégagent du patient. Ainsi, les processus de vie que l’hippothérapie vise sont la détente, la prise de conscience des différents blocages, le développement de la confiance, l’acceptation de ses propres limites et la connaissance de son langage corporel. »
Article tiré du guide social sur l’asbl Equité

Dans un second temps, la volonté d’entrer en relation avec le cheval induit que la personne va devoir agir sur elle-même, sur ses propres pensées, émotions et attitudes pour pouvoir influencer le comportement ou la relation avec l’animal. Le thérapeute, lui, sera un témoin interactif et soutenant lors des interactions pour aller vers une présence à soi et à l’autre, dans un cadre sécurisant.
Que ce soit à cheval ou au sol, les suivis réguliers offrent la possibilité d’améliorer la psychomotricité, la prise de responsabilités, la remobilisation corporelle et affective, la communication, aide à se structurer, à gérer les émotions du quotidien.
Les mouvements rythmiques des chevaux jouent sur une partie inconsciente du cerveau et permettent de favoriser la relaxation, la reconnexion à soi et/ou le sentiment de sécurité (comparable au balancement apaisant d’un adulte qui prend un enfant dans ses bras). Avec cela, l’incroyable neuroplasticité du cerveau nous permet à chaque seconde de modifier nos connexions neuronales au travers d’expériences affectives, psychiques, sensitives et cognitives que nous vivons.
Ce cadre bienveillant, sécurisant et expérientiel amène alors l’opportunité de mettre en place de nouveaux comportements et recherches de solutions constructives et conscientes.
La méthode
Ici, c’est la RELATION qui est thérapeutique. Il ne faut pas s’attendre à réussir des exercices bien précis ou à voir des résultats concrets (réduction du déficit ou d’un symptôme) après un certain nombre de séances.
Le but de l’hippothérapie est de favoriser le lien avec le cheval et le thérapeute pour s’essayer à une autre manière d’être en relation. Chaque membre (thérapeute, cheval et patient) sera support, appui, facilitateur et acteur pour favoriser la relation à l’autre. Ce dialogue est suscité surtout par le corps à corps avec le cheval (à pieds ou monté), qui dans son animalité s’engage totalement dans une communication corporelle et une recherche d’accord tonique.
« Notre disponibilité à recevoir le langage corporel de l’autre, personne ou cheval, permet de nous investir dans une relation hautement signifiante pour chacun des intervenants »
Site web de la ferme équestre (https://www.ferme-equestre.be)
Cette dynamique mouvante et bienveillante exige d’être dans le moment présent et peut faire circuler plaisirs, émotions et sensations entre les participants.
Carl Gustav Jung, fondateur de la psychologie analytique
Les crises, les bouleversements et la maladie ne surgissent pas par hasard. Ils nous servent d’indicateurs pour rectifier une trajectoire, explorer des nouvelles orientations, expérimenter un autre chemin de vie.

En pratique
Pour quel type de demande ? « Ce n’est pas une question bien précise qui me perturbe, c’est une difficulté plus générale à laquelle je veux accorder du temps. »
Au départ, une rencontre d’1h est nécessaire pour analyser la demande et proposer un accompagnement au bénéficiaire (en présence des parents selon la situation). Une évaluation sera proposée après minimum 3 séances pour faire le point et réadapter les objectifs de départ.
Cette thérapie s’adresse donc autant à un public souffrant d’un handicap qu’ à des personnes ayant des difficultés psychologiques, mentales et/ou sociales.
Pour quel budget ? Enfants de moins de 12 ans : 50€/1h , Ados/Adultes : 75€/1h30 (remboursé en partie par la mutuelle). Possibilité d’organiser des séances « parent-enfant ».
Exemples de thématiques : Gestion des émotions difficiles, angoisses/stress, difficultés relationnelles, dépression/burn-out, mal-être, situation de handicap , traumatisme/stress post-traumatique, manque de confiance en soi, hyperactivité, besoin de mieux comprendre et d’affirmer ses limites, reconnexion à soi, pleine conscience ou simplement besoin de prendre un moment pour soi de manière plus ou moins régulière.
